24 Juil

L’avantage de transiger avec un courtier hypothécaire (à lire)

Non classifié(e)

Publié par: Robert Perrier

L’avantage des courtiers COMMENT LES EMPRUNTEURS HYPOTHÉCAIRES NAVIGUENT À TRAVERS LA COMPLEXITÉ DU MARCHÉLa part des courtiers a atteint un nouveau record. Près de deux Canadiens sur cinq obtiennent leur prêt hypothécaire par l’entremise d’un courtier. Chez les acheteurs récents d’une première propriété, cette proportion atteint 48 %. Le conseil prend de l’importance dans la proposition de valeur des courtiers. Le taux motive encore d’abord le recours au courtier. Mais les emprunteurs invoquent de plus en plus les conseils : comprendre les options, choisir un prêteur, franchir les étapes. Le choix d’un prêt hypothécaire se complexifie. Les prêts hypothécaires à taux fixe restent majoritaires, mais les prêts à taux variable reprennent de l’ampleur et les emprunteurs sont partagés sur la fluctuation des mensualités en fonction du taux préférentiel. Les consommateurs manquent encore de connaissances. Beaucoup de non-propriétaires connaissent les outils d’épargne pour la mise de fonds, mais inégalement. Le prêt hypothécaire inversé, lui, reste connu de bien des aînés, mais rarement contracté. PLEINS FEUX : COURTAGE ET CHOIX HYPOTHÉCAIRES 01 02 03 04 Ce rapport est basé sur une enquête en ligne de 20 minutes menée par Bond Brand Loyalty entre les 5 et 25 février 2026 auprès de près de 2 000 Canadiens de toutes les régions.LA PART DES COURTIERS AUGMENTE À MESURE QU’ILS DÉMONTRENT LEUR VALEUR Les acheteurs sont revenus vers les courtiers en 2025, après une année 2024 morose pour l’immobilier : leur part a rebondi. Les acheteurs récents d’une première propriété progressent le plus, mais la hausse touche tous les groupes, tous les âges, toutes les régions. Part globale des courtiers 25 à 34 ans 50 % 40 % 30 % 20 % 10 % 0 % 34 % 30 % 29 % 32 % 2021 2022 2023 2024 Faits saillants de 2025 38 % 2025 38 % Part globale des courtiers 48 % Primo-accédants récents 42 % Autres acheteurs récents 44 % Québec La part des courtiers a augmenté dans les segments clés en 2025. Part des acheteurs récents ayant obtenu leur prêt immobilier via un courtier Global Total 38 % +6 pts Type d’acheteur Primo-accédants récents Autres acheteurs récents 42 % 48 % +10 pts +6 pts Âge 18 à 34 ans 35 à 54 ans 55 ans et plus 24 % 44 % 44 % +10 pts +10 pts +1 pt Région Atlantique Québec Ontario Manitoba/Saskatchewan Alberta Col.-Britannique La forte fidélité des clients soutient le canal des courtiers Parmi les titulaires actuels de prêts hypothécaires ayant fait appel à un courtier 30 % 38 % 31 % 35 % 83 % 42 % +2 pts 44 % +14 pts +5 pts +5 pts +5 pts +4 pts +6 pts +10 pts +6 pts +14 pts recommanderaient leur courtier Le plus haut en cinq ans 72 % utiliseraient à nouveau un courtier Retour aux niveaux de 2020 3 Source : Bond Brand Loyalty/Professionnels hypothécaires du Canada, Enquête auprès des consommateurs 2026LES EMPRUNTEURS VEULENT TOUJOURS DE MEILLEURS TAUX MAIS TIENNENT DE PLUS EN PLUS À ÊTRE CONSEILLÉS Les emprunteuses et les emprunteurs invoquent encore le meilleur taux comme raison principale de faire appel à un courtier. Mais le courtier apporte désormais plus que le prix : beaucoup le consultent aussi pour comparer les prêteurs, comprendre leurs options et s’orienter dans la démarche hypothécaire. Ce virage éclate chez les acheteurs récents d’une première propriété : depuis 2024, le conseil et le service pèsent bien plus lourd. Pourquoi faire appel à un courtier? Principales raisons invoquées par les emprunteurs hypothécaires ayant fait appel à un courtier Meilleur taux 54 % Devis multiples 33 % Comprendre les options et la démarche 31 % Recommandations du prêteur 26 % Aide à remplir la paperasse 25 % Éviter de faire les recherches moi-même 25 % Meilleur service 24 % Produits adaptés à mes besoins Infos hypothécaires 19 % Trois points clés sur le choix d’un prêt immobilier 1. Type de prêt hypothécaire 4 % 26 % 70 % 2. Options de paiement à taux variable Le versement augmente et diminue avec le taux préférentiel Versement fixe 55 % 45 % Parmi les récents accédants à la propriété. Comprendre les options et la démarche 40 % (+14 pts c. 2024) Prêteur recommandations : 28 % (+10 pts) Meilleur service : 28 % (+12 pts) Produits adaptés à mes besoins : 22 % (+6 pts) 3. Type de prêteur utilisé Une des grandes banques Prêteur non bancaire ou petite banque Société de placement hypothécaire (SPH) Coopérative de crédit, assureur vie ou société de fiducie 11 % 13 % 8 % 4 % Taux fixe Taux variable Mixte 2025 2024 Les prêts à taux fixe restent majoritaires (70 %), mais les prêts à taux variable grimpent à 26 % pour la première fois en trois ans. Les emprunteurs à taux variable se partagent presque à parts égales : le versement indexé sur le taux préférentiel domine de justesse. 56 % 53 % 19 % 25 % Parmi les emprunteurs ayant fait appel à un courtier, les grandes banques ont gagné des parts en 2025, tandis que les prêteurs non bancaires ont reculé. 4 Source : Bond Brand Loyalty/Professionnels hypothécaires du Canada, Enquête auprès des consommateurs 2026LES OUTILS D’ÉPARGNE ET LES EMPRUNTS À UN ÂGE AVANCÉ RÉVÈLENT DES LACUNES EN MATIÈRE DE CONSEILS Certains connaissent les outils d’épargne pour la mise de fonds, l’ensemble inégalement. Les non-propriétaires près d’acheter y recourent bien davantage, ou s’y préparent. Le prêt hypothécaire inversé? Connu des aînés, rarement retenu. 1. Outils d’épargne pour la mise de fonds POINTS À RETENIR Les CELI et les CELIAPP sont les outils d’épargne les plus connus des non-propriétaires. Calendrier d’achat : contexte 22 % des non-propriétaires prévoient d’acheter dans les 5 prochaines années 32 % des non-propriétaires n’envisagent jamais d’acheter La connaissance des programmes d’aide à l’achat d’un logement est faible : une personne sur cinq parmi les non-propriétaires ignore les trois programmes. Programmes connus des non-propriétaires Compte d’épargne libre d’impôt (CELI) Compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP) Régime d’accession à la propriété (avec des fonds du REER) 55 % 53 % 43 % Je ne connais aucune de ces options 20 % L’utilisation ou de l’intention d’utilisation est en forte hausse chez les non-propriétaires qui prévoient d’acheter dans les deux prochaines années. Programmes actuellement utilisés ou envisagés Total des non-propriétaires Achat dans les 2 prochaines années Compte d’épargne libre d’impôt (CELI) 32 % 46 % 67 % +21 pts +16 pts Compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP) Régime d’accession à la propriété (avec des fonds du REER) 31 % 48 % Prêts hypothécaires inversés chez les seniors de 55 ans et plus 57 % La sensibilisation est importante, mais l’utilisation et la prise en considération restent limitées +26 pts Principales raisons pour lesquelles les seniors ont contracté ou envisageraient de contracter un prêt hypothécaire inversé 43 % connaissent au moins un peu les prêts hypothécaires inversés 15 % sont au moins quelque peu susceptibles d’en envisager un 1 % ont déjà un prêt hypothécaire inversé 57 % ne sont pas du tout susceptibles d’en envisager un Me permettre de rester dans mon domicile actuel Compléter mon revenu de retraite En cas de dépenses imprévues 26 % 33 % 38 % 5

15 Juil

Le nombre de ventes résidentielles du mois a encore augmenté, de 0,5 % en juin, après la hausse de 5,5 % en mai.

Non classifié(e)

Publié par: Robert Perrier

L’élan du marché de l’habitation persiste en juin, et la Banque du Canada maintient les taux

 

Le marché canadien de l’habitation a pris un bon élan en mai et juin. En juin 2026, les ventes résidentielles enregistrées sur les systèmes MLS® canadiens ont enregistré une autre légère hausse, de 0,5 % d’un mois à l’autre. Ce résultat s’ajoute au bond de 5,5 % enregistré en mai et à l’augmentation de 0,9 % observée en avril, ce qui place les ventes nationales à environ 7 % au-dessus de leur niveau de mars.

Comme l’a noté l’économiste principal de l’ACI Shaun Cathcart, les mois de mai et juin ont vu les premières augmentations notables des ventes générales en 2026, mais la conjoncture du marché s’améliorait déjà depuis plusieurs mois. Les acheteurs et les vendeurs parviennent de plus en plus à s’entendre sur les prix, comme en témoignent les rapports plus fermes entre prix de vente et prix demandé ainsi qu’un net ralentissement des baisses de prix. Ces développements donnent à croire que la période d’ajustement du marché est essentiellement passée et que les prix des propriétés commencent à trouver un niveau plancher.

Par ailleurs, la Banque du Canada a annoncé ce matin qu’elle maintiendrait le taux à un jour à 2,25 % pour la sixième fois de suite. Le communiqué de la Banque affirme que l’économie canadienne montre des signes d’amélioration et que l’inflation devrait redescendre graduellement du pic atteint récemment. Des risques et incertitudes considérables persistent en ce qui a trait à la guerre au Moyen-Orient et à la politique commerciale américaine.

La stabilisation des prix immobiliers est bien plus évidente pour les maisons unifamiliales que pour les condos, lesquels restent en situation d’offre excédentaire, surtout en Ontario. L’Ontario a connu une nette baisse de la population, avec le départ de nombreux travailleurs temporaires et étudiants internationaux et le déclin des nouveaux résidents permanents. Les secteurs les plus durement touchés sont ceux de l’acier et de l’aluminium, des produits forestiers et des automobiles – tous visés par d’importants droits de douane américains.

Depuis la parution du Rapport sur la politique monétaire d’avril de la Banque du Canada, les perspectives économiques mondiales ont été affaiblies par la hausse des prix du pétrole découlant du conflit au Moyen-Orient. En même temps, l’expansion du secteur de l’intelligence artificielle (IA) soutient l’activité économique dans un nombre grandissant de pays. Les prix du pétrole sont encore inférieurs au sommet atteint en avril, mais la situation au Moyen-Orient reste volatile. La trajectoire de l’inflation mondiale dépendra grandement de l’évolution du conflit.

La banque centrale ajoute que les conditions financières au Canada se sont assouplies depuis avril, et les marchés boursiers mondiaux ont été dynamiques. Les rendements des obligations américaines ont augmenté, tandis que ceux des obligations canadiennes ont peu changé. Cette différence a contribué à la dépréciation du dollar canadien.

La Banque s’attend à ce que le PIB progresse de 0,7 % en 2026, puis de 1,8 % en 2027 et 2028. Les capacités excédentaires se résorberont graduellement au fil de la reprise.

L’inflation de l’IPC a de nouveau augmenté, atteignant 3,2 % en mai, en raison surtout de la hausse des prix du pétrole liée à la guerre au Moyen-Orient. Abstraction faite des prix de l’essence, elle s’est chiffrée à 2,2 %. Les mesures de l’inflation fondamentale sont pour leur part restées près de 2 %. Les attentes d’inflation à court terme sont sensibles aux fluctuations des prix de l’essence, mais celles à plus long terme demeurent bien ancrées. Les pressions sur les coûts liées à la guerre continuent de se répercuter sur certains prix à la consommation, mais elles sont contrebalancées par les pressions à la baisse que les capacités excédentaires persistantes exercent sur d’autres prix.

Selon la projection, l’inflation de l’IPC restera élevée en juin, puis ralentira progressivement dans les mois suivants et retournera autour de 2 % au début de 2027, sous réserve de la trajectoire des prix du pétrole et de l’essence. L’inflation devrait s’établir en moyenne autour de 2 % en 2027 et 2028, malgré quelques fluctuations d’un mois à l’autre en raison des effets de glissement annuel.

Le Conseil de direction juge que le niveau actuel du taux directeur demeure approprié pour soutenir la reprise économique et ramener l’inflation à la cible de 2 %, conformément aux projections du Rapport sur la politique monétaire. L’incertitude reste élevée. Le Conseil de direction continuera d’évaluer la vigueur de l’économie canadienne et les perspectives d’inflation, et se tient prêt à ajuster la politique monétaire selon les besoins. La Banque s’engage à préserver la confiance des Canadiennes et Canadiens dans la stabilité des prix pendant cette période de bouleversements mondiaux.

La demande refoulée de logements, qui s’accumulait depuis deux ans, commence à trouver un débouché grâce à une meilleure abordabilité et des prix des propriétés plus bas. C’est le cas notamment en Ontario et en Colombie-Britannique, où les corrections des prix ont été les plus prononcées. À mesure que revient la confiance, le tout pourrait mener à une augmentation soutenue des ventes au second semestre de l’année.

Le marché de la maison unifamiliale, où la demande reste forte, est le plus actif. Le secteur des condos, surtout des petites unités destinées aux investisseurs dans les grands centres urbains, continue de souffrir. Les coûts de possession sont élevés, le marché locatif est mou, et l’intérêt des investisseurs est en baisse. Malgré tout, les conditions de financement s’améliorent, et quand l’excès d’offre sera absorbé, le marché du condo devrait graduellement se renforcer.

Tout considéré, les prix stabilisés, les conditions de marché équilibrées et la hausse des ventes indiquent que le marché canadien du logement entame une phase plus saine et plus viable. Il reste des difficultés dans certaines régions et certains segments, mais la tendance nationale montre que le marché retrouve ses marques et prendra de l’élan tout l’été.

 

 

Nouvelles inscriptions

En juin 2026, les nouvelles inscriptions ont reculé de 1,3 % d’un mois à l’autre, une deuxième baisse consécutive.
À la fin de juin 2026, 208 578 propriétés étaient inscrites à la vente dans l’ensemble des systèmes MLS® au Canada, ce qui représente une hausse de seulement 0,6 % par rapport à la même période l’année dernière, et un résultat de 0,8 % supérieur à la moyenne à long terme pour cette période de l’année.

On comptait 4,8 mois d’inventaire à l’échelle nationale à la fin de juin 2026. Cette donnée est identique à celle de mai et la plus basse enregistrée jusqu’à présent en 2026. Elle demeure proche, mais légèrement en dessous, de la moyenne à long terme pour cet indicateur sur 5 mois. Sur la base d’un écart-type au-dessus et au-dessous de cette moyenne à long terme, un marché favorable aux vendeurs serait inférieur à 3,6 mois et un marché favorable aux acheteurs serait supérieur à 6,4 mois.

 

 

Prix des maisons

L’Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) composé national est demeuré stable de mai à juin. C’est la première fois depuis janvier 2025 que cet indicateur n’a pas baissé d’un mois à l’autre.

La combinaison de moindres baisses des prix, d’inscriptions stables et d’inventaires proches des normes historiques permet de croire que les conditions du marché du logement deviennent moins difficiles, tant pour les acheteurs que pour les vendeurs. À mesure que la confiance augmente et que le coût des emprunts continue de baisser, les ventes pourraient encore augmenter au deuxième semestre de l’année.

 

 

En somme

La brève ouverture du détroit d’Ormuz a entraîné une forte baisse des prix pétroliers et des taux d’intérêt du marché. Hélas, l’ouverture n’a pas duré, la guerre ayant repris de plus belle. Jusqu’à présent, les augmentations des prix pétroliers ont été modérées, mais l’incertitude est énorme. Le président Trump promet d’intensifier les attaques jusqu’à ce que l’Iran cède au sujet du détroit d’Ormuz.

Les données de juin sur l’inflation aux États-Unis ont été publiées cette semaine, révélant une baisse de l’inflation d’un mois à l’autre. Les bons du Trésor ont augmenté après qu’un rapport sur les prix des producteurs a renforcé la confiance que l’inflation américaine avait plafonné, ce qui pourrait parer la nécessité que la Réserve fédérale hausse les taux d’intérêt. Le marché des titres du Trésor a connu mardi sa meilleure journée en trois semaines après qu’un rapport a révélé que les prix à la consommation avaient ralenti davantage que ne l’avaient prévu les économistes.

Les rendements ont baissé de 3 à 4 points de base pour toutes les échéances des valeurs à court terme, qui sont plus sensibles aux ajustements de taux de la Réserve fédérale.

Nous sommes d’accord avec les économistes sondés par Bloomberg, qui s’attendent à ce que la Banque du Canada laisse les taux au niveau actuel pour le reste de l’année.