24 Juil

L’avantage de transiger avec un courtier hypothécaire (à lire)

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Publié par: Robert Perrier

L’avantage des courtiers COMMENT LES EMPRUNTEURS HYPOTHÉCAIRES NAVIGUENT À TRAVERS LA COMPLEXITÉ DU MARCHÉLa part des courtiers a atteint un nouveau record. Près de deux Canadiens sur cinq obtiennent leur prêt hypothécaire par l’entremise d’un courtier. Chez les acheteurs récents d’une première propriété, cette proportion atteint 48 %. Le conseil prend de l’importance dans la proposition de valeur des courtiers. Le taux motive encore d’abord le recours au courtier. Mais les emprunteurs invoquent de plus en plus les conseils : comprendre les options, choisir un prêteur, franchir les étapes. Le choix d’un prêt hypothécaire se complexifie. Les prêts hypothécaires à taux fixe restent majoritaires, mais les prêts à taux variable reprennent de l’ampleur et les emprunteurs sont partagés sur la fluctuation des mensualités en fonction du taux préférentiel. Les consommateurs manquent encore de connaissances. Beaucoup de non-propriétaires connaissent les outils d’épargne pour la mise de fonds, mais inégalement. Le prêt hypothécaire inversé, lui, reste connu de bien des aînés, mais rarement contracté. PLEINS FEUX : COURTAGE ET CHOIX HYPOTHÉCAIRES 01 02 03 04 Ce rapport est basé sur une enquête en ligne de 20 minutes menée par Bond Brand Loyalty entre les 5 et 25 février 2026 auprès de près de 2 000 Canadiens de toutes les régions.LA PART DES COURTIERS AUGMENTE À MESURE QU’ILS DÉMONTRENT LEUR VALEUR Les acheteurs sont revenus vers les courtiers en 2025, après une année 2024 morose pour l’immobilier : leur part a rebondi. Les acheteurs récents d’une première propriété progressent le plus, mais la hausse touche tous les groupes, tous les âges, toutes les régions. Part globale des courtiers 25 à 34 ans 50 % 40 % 30 % 20 % 10 % 0 % 34 % 30 % 29 % 32 % 2021 2022 2023 2024 Faits saillants de 2025 38 % 2025 38 % Part globale des courtiers 48 % Primo-accédants récents 42 % Autres acheteurs récents 44 % Québec La part des courtiers a augmenté dans les segments clés en 2025. Part des acheteurs récents ayant obtenu leur prêt immobilier via un courtier Global Total 38 % +6 pts Type d’acheteur Primo-accédants récents Autres acheteurs récents 42 % 48 % +10 pts +6 pts Âge 18 à 34 ans 35 à 54 ans 55 ans et plus 24 % 44 % 44 % +10 pts +10 pts +1 pt Région Atlantique Québec Ontario Manitoba/Saskatchewan Alberta Col.-Britannique La forte fidélité des clients soutient le canal des courtiers Parmi les titulaires actuels de prêts hypothécaires ayant fait appel à un courtier 30 % 38 % 31 % 35 % 83 % 42 % +2 pts 44 % +14 pts +5 pts +5 pts +5 pts +4 pts +6 pts +10 pts +6 pts +14 pts recommanderaient leur courtier Le plus haut en cinq ans 72 % utiliseraient à nouveau un courtier Retour aux niveaux de 2020 3 Source : Bond Brand Loyalty/Professionnels hypothécaires du Canada, Enquête auprès des consommateurs 2026LES EMPRUNTEURS VEULENT TOUJOURS DE MEILLEURS TAUX MAIS TIENNENT DE PLUS EN PLUS À ÊTRE CONSEILLÉS Les emprunteuses et les emprunteurs invoquent encore le meilleur taux comme raison principale de faire appel à un courtier. Mais le courtier apporte désormais plus que le prix : beaucoup le consultent aussi pour comparer les prêteurs, comprendre leurs options et s’orienter dans la démarche hypothécaire. Ce virage éclate chez les acheteurs récents d’une première propriété : depuis 2024, le conseil et le service pèsent bien plus lourd. Pourquoi faire appel à un courtier? Principales raisons invoquées par les emprunteurs hypothécaires ayant fait appel à un courtier Meilleur taux 54 % Devis multiples 33 % Comprendre les options et la démarche 31 % Recommandations du prêteur 26 % Aide à remplir la paperasse 25 % Éviter de faire les recherches moi-même 25 % Meilleur service 24 % Produits adaptés à mes besoins Infos hypothécaires 19 % Trois points clés sur le choix d’un prêt immobilier 1. Type de prêt hypothécaire 4 % 26 % 70 % 2. Options de paiement à taux variable Le versement augmente et diminue avec le taux préférentiel Versement fixe 55 % 45 % Parmi les récents accédants à la propriété. Comprendre les options et la démarche 40 % (+14 pts c. 2024) Prêteur recommandations : 28 % (+10 pts) Meilleur service : 28 % (+12 pts) Produits adaptés à mes besoins : 22 % (+6 pts) 3. Type de prêteur utilisé Une des grandes banques Prêteur non bancaire ou petite banque Société de placement hypothécaire (SPH) Coopérative de crédit, assureur vie ou société de fiducie 11 % 13 % 8 % 4 % Taux fixe Taux variable Mixte 2025 2024 Les prêts à taux fixe restent majoritaires (70 %), mais les prêts à taux variable grimpent à 26 % pour la première fois en trois ans. Les emprunteurs à taux variable se partagent presque à parts égales : le versement indexé sur le taux préférentiel domine de justesse. 56 % 53 % 19 % 25 % Parmi les emprunteurs ayant fait appel à un courtier, les grandes banques ont gagné des parts en 2025, tandis que les prêteurs non bancaires ont reculé. 4 Source : Bond Brand Loyalty/Professionnels hypothécaires du Canada, Enquête auprès des consommateurs 2026LES OUTILS D’ÉPARGNE ET LES EMPRUNTS À UN ÂGE AVANCÉ RÉVÈLENT DES LACUNES EN MATIÈRE DE CONSEILS Certains connaissent les outils d’épargne pour la mise de fonds, l’ensemble inégalement. Les non-propriétaires près d’acheter y recourent bien davantage, ou s’y préparent. Le prêt hypothécaire inversé? Connu des aînés, rarement retenu. 1. Outils d’épargne pour la mise de fonds POINTS À RETENIR Les CELI et les CELIAPP sont les outils d’épargne les plus connus des non-propriétaires. Calendrier d’achat : contexte 22 % des non-propriétaires prévoient d’acheter dans les 5 prochaines années 32 % des non-propriétaires n’envisagent jamais d’acheter La connaissance des programmes d’aide à l’achat d’un logement est faible : une personne sur cinq parmi les non-propriétaires ignore les trois programmes. Programmes connus des non-propriétaires Compte d’épargne libre d’impôt (CELI) Compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP) Régime d’accession à la propriété (avec des fonds du REER) 55 % 53 % 43 % Je ne connais aucune de ces options 20 % L’utilisation ou de l’intention d’utilisation est en forte hausse chez les non-propriétaires qui prévoient d’acheter dans les deux prochaines années. Programmes actuellement utilisés ou envisagés Total des non-propriétaires Achat dans les 2 prochaines années Compte d’épargne libre d’impôt (CELI) 32 % 46 % 67 % +21 pts +16 pts Compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP) Régime d’accession à la propriété (avec des fonds du REER) 31 % 48 % Prêts hypothécaires inversés chez les seniors de 55 ans et plus 57 % La sensibilisation est importante, mais l’utilisation et la prise en considération restent limitées +26 pts Principales raisons pour lesquelles les seniors ont contracté ou envisageraient de contracter un prêt hypothécaire inversé 43 % connaissent au moins un peu les prêts hypothécaires inversés 15 % sont au moins quelque peu susceptibles d’en envisager un 1 % ont déjà un prêt hypothécaire inversé 57 % ne sont pas du tout susceptibles d’en envisager un Me permettre de rester dans mon domicile actuel Compléter mon revenu de retraite En cas de dépenses imprévues 26 % 33 % 38 % 5

15 Juil

Le nombre de ventes résidentielles du mois a encore augmenté, de 0,5 % en juin, après la hausse de 5,5 % en mai.

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Publié par: Robert Perrier

L’élan du marché de l’habitation persiste en juin, et la Banque du Canada maintient les taux

 

Le marché canadien de l’habitation a pris un bon élan en mai et juin. En juin 2026, les ventes résidentielles enregistrées sur les systèmes MLS® canadiens ont enregistré une autre légère hausse, de 0,5 % d’un mois à l’autre. Ce résultat s’ajoute au bond de 5,5 % enregistré en mai et à l’augmentation de 0,9 % observée en avril, ce qui place les ventes nationales à environ 7 % au-dessus de leur niveau de mars.

Comme l’a noté l’économiste principal de l’ACI Shaun Cathcart, les mois de mai et juin ont vu les premières augmentations notables des ventes générales en 2026, mais la conjoncture du marché s’améliorait déjà depuis plusieurs mois. Les acheteurs et les vendeurs parviennent de plus en plus à s’entendre sur les prix, comme en témoignent les rapports plus fermes entre prix de vente et prix demandé ainsi qu’un net ralentissement des baisses de prix. Ces développements donnent à croire que la période d’ajustement du marché est essentiellement passée et que les prix des propriétés commencent à trouver un niveau plancher.

Par ailleurs, la Banque du Canada a annoncé ce matin qu’elle maintiendrait le taux à un jour à 2,25 % pour la sixième fois de suite. Le communiqué de la Banque affirme que l’économie canadienne montre des signes d’amélioration et que l’inflation devrait redescendre graduellement du pic atteint récemment. Des risques et incertitudes considérables persistent en ce qui a trait à la guerre au Moyen-Orient et à la politique commerciale américaine.

La stabilisation des prix immobiliers est bien plus évidente pour les maisons unifamiliales que pour les condos, lesquels restent en situation d’offre excédentaire, surtout en Ontario. L’Ontario a connu une nette baisse de la population, avec le départ de nombreux travailleurs temporaires et étudiants internationaux et le déclin des nouveaux résidents permanents. Les secteurs les plus durement touchés sont ceux de l’acier et de l’aluminium, des produits forestiers et des automobiles – tous visés par d’importants droits de douane américains.

Depuis la parution du Rapport sur la politique monétaire d’avril de la Banque du Canada, les perspectives économiques mondiales ont été affaiblies par la hausse des prix du pétrole découlant du conflit au Moyen-Orient. En même temps, l’expansion du secteur de l’intelligence artificielle (IA) soutient l’activité économique dans un nombre grandissant de pays. Les prix du pétrole sont encore inférieurs au sommet atteint en avril, mais la situation au Moyen-Orient reste volatile. La trajectoire de l’inflation mondiale dépendra grandement de l’évolution du conflit.

La banque centrale ajoute que les conditions financières au Canada se sont assouplies depuis avril, et les marchés boursiers mondiaux ont été dynamiques. Les rendements des obligations américaines ont augmenté, tandis que ceux des obligations canadiennes ont peu changé. Cette différence a contribué à la dépréciation du dollar canadien.

La Banque s’attend à ce que le PIB progresse de 0,7 % en 2026, puis de 1,8 % en 2027 et 2028. Les capacités excédentaires se résorberont graduellement au fil de la reprise.

L’inflation de l’IPC a de nouveau augmenté, atteignant 3,2 % en mai, en raison surtout de la hausse des prix du pétrole liée à la guerre au Moyen-Orient. Abstraction faite des prix de l’essence, elle s’est chiffrée à 2,2 %. Les mesures de l’inflation fondamentale sont pour leur part restées près de 2 %. Les attentes d’inflation à court terme sont sensibles aux fluctuations des prix de l’essence, mais celles à plus long terme demeurent bien ancrées. Les pressions sur les coûts liées à la guerre continuent de se répercuter sur certains prix à la consommation, mais elles sont contrebalancées par les pressions à la baisse que les capacités excédentaires persistantes exercent sur d’autres prix.

Selon la projection, l’inflation de l’IPC restera élevée en juin, puis ralentira progressivement dans les mois suivants et retournera autour de 2 % au début de 2027, sous réserve de la trajectoire des prix du pétrole et de l’essence. L’inflation devrait s’établir en moyenne autour de 2 % en 2027 et 2028, malgré quelques fluctuations d’un mois à l’autre en raison des effets de glissement annuel.

Le Conseil de direction juge que le niveau actuel du taux directeur demeure approprié pour soutenir la reprise économique et ramener l’inflation à la cible de 2 %, conformément aux projections du Rapport sur la politique monétaire. L’incertitude reste élevée. Le Conseil de direction continuera d’évaluer la vigueur de l’économie canadienne et les perspectives d’inflation, et se tient prêt à ajuster la politique monétaire selon les besoins. La Banque s’engage à préserver la confiance des Canadiennes et Canadiens dans la stabilité des prix pendant cette période de bouleversements mondiaux.

La demande refoulée de logements, qui s’accumulait depuis deux ans, commence à trouver un débouché grâce à une meilleure abordabilité et des prix des propriétés plus bas. C’est le cas notamment en Ontario et en Colombie-Britannique, où les corrections des prix ont été les plus prononcées. À mesure que revient la confiance, le tout pourrait mener à une augmentation soutenue des ventes au second semestre de l’année.

Le marché de la maison unifamiliale, où la demande reste forte, est le plus actif. Le secteur des condos, surtout des petites unités destinées aux investisseurs dans les grands centres urbains, continue de souffrir. Les coûts de possession sont élevés, le marché locatif est mou, et l’intérêt des investisseurs est en baisse. Malgré tout, les conditions de financement s’améliorent, et quand l’excès d’offre sera absorbé, le marché du condo devrait graduellement se renforcer.

Tout considéré, les prix stabilisés, les conditions de marché équilibrées et la hausse des ventes indiquent que le marché canadien du logement entame une phase plus saine et plus viable. Il reste des difficultés dans certaines régions et certains segments, mais la tendance nationale montre que le marché retrouve ses marques et prendra de l’élan tout l’été.

 

 

Nouvelles inscriptions

En juin 2026, les nouvelles inscriptions ont reculé de 1,3 % d’un mois à l’autre, une deuxième baisse consécutive.
À la fin de juin 2026, 208 578 propriétés étaient inscrites à la vente dans l’ensemble des systèmes MLS® au Canada, ce qui représente une hausse de seulement 0,6 % par rapport à la même période l’année dernière, et un résultat de 0,8 % supérieur à la moyenne à long terme pour cette période de l’année.

On comptait 4,8 mois d’inventaire à l’échelle nationale à la fin de juin 2026. Cette donnée est identique à celle de mai et la plus basse enregistrée jusqu’à présent en 2026. Elle demeure proche, mais légèrement en dessous, de la moyenne à long terme pour cet indicateur sur 5 mois. Sur la base d’un écart-type au-dessus et au-dessous de cette moyenne à long terme, un marché favorable aux vendeurs serait inférieur à 3,6 mois et un marché favorable aux acheteurs serait supérieur à 6,4 mois.

 

 

Prix des maisons

L’Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) composé national est demeuré stable de mai à juin. C’est la première fois depuis janvier 2025 que cet indicateur n’a pas baissé d’un mois à l’autre.

La combinaison de moindres baisses des prix, d’inscriptions stables et d’inventaires proches des normes historiques permet de croire que les conditions du marché du logement deviennent moins difficiles, tant pour les acheteurs que pour les vendeurs. À mesure que la confiance augmente et que le coût des emprunts continue de baisser, les ventes pourraient encore augmenter au deuxième semestre de l’année.

 

 

En somme

La brève ouverture du détroit d’Ormuz a entraîné une forte baisse des prix pétroliers et des taux d’intérêt du marché. Hélas, l’ouverture n’a pas duré, la guerre ayant repris de plus belle. Jusqu’à présent, les augmentations des prix pétroliers ont été modérées, mais l’incertitude est énorme. Le président Trump promet d’intensifier les attaques jusqu’à ce que l’Iran cède au sujet du détroit d’Ormuz.

Les données de juin sur l’inflation aux États-Unis ont été publiées cette semaine, révélant une baisse de l’inflation d’un mois à l’autre. Les bons du Trésor ont augmenté après qu’un rapport sur les prix des producteurs a renforcé la confiance que l’inflation américaine avait plafonné, ce qui pourrait parer la nécessité que la Réserve fédérale hausse les taux d’intérêt. Le marché des titres du Trésor a connu mardi sa meilleure journée en trois semaines après qu’un rapport a révélé que les prix à la consommation avaient ralenti davantage que ne l’avaient prévu les économistes.

Les rendements ont baissé de 3 à 4 points de base pour toutes les échéances des valeurs à court terme, qui sont plus sensibles aux ajustements de taux de la Réserve fédérale.

Nous sommes d’accord avec les économistes sondés par Bloomberg, qui s’attendent à ce que la Banque du Canada laisse les taux au niveau actuel pour le reste de l’année.

 

28 Jan

La Banque du Canada laisse le taux à un jour à 2,25 %

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Publié par: Robert Perrier

La Banque du Canada laisse le taux à un jour à 2,25 %
La Banque du Canada laisse le taux directeur inchangé
Aujourd’hui, la Banque du Canada a de nouveau maintenu le taux directeur à 2,25 %. C’est le minimum de la plage que la Banque considère comme un taux neutre, où la politique monétaire n’induit ni expansion ni contraction de l’économie. Alors que l’inflation reste à peine supérieure à 2 %, avec une inflation fondamentale ramenée à 2,5 %, le Conseil de direction considère que le taux directeur actuel est approprié, « à condition que l’économie évolue de manière généralement conforme aux perspectives publiées aujourd’hui. L’inflation a été de 2,1 % en 2025 et la Banque s’attend à ce qu’elle reste près de la cible de 2 % durant la période de projection, les pressions sur les coûts liées au commerce étant compensées par l’offre excédentaire. »

Selon le communiqué de la Banque, « La croissance économique devrait être modeste à court terme, alors que la croissance démographique ralentit et que le Canada s’ajuste au protectionnisme américain. Dans la projection, les dépenses de consommation se maintiennent et les investissements des entreprises augmentent progressivement, la politique budgétaire offrant un certain soutien. La Banque prévoit une croissance de 1,1 % en 2026 et de 1,5 % en 2027, ce qui est généralement conforme à la projection d’octobre. Une grande source d’incertitude est la révision à venir de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique [ACEUM]. »

Aux États-Unis, la croissance économique est soutenue par une consommation vigoureuse et un essor des investissements dans l’IA. La Réserve fédérale n’a pas bougé aujourd’hui, mais on s’attend à ce qu’elle réduise les taux d’intérêt trois fois au deuxième semestre de l’année. Elle réduira probablement son taux directeur de 25 pb, alors que le président Trump presse son président Jay Powell de décréter des baisses plus fortes.

Des données publiées aujourd’hui indiquent que la confiance des consommateurs américains a plongé en janvier à son plus bas niveau depuis 12 ans. Le pessimisme gagne les Américains, qui s’inquiètent pour l’économie, l’inflation et le marché du travail.

L’indice du Conference Board était à 84,5 ce mardi, contre les 94,2 (chiffre révisé à la hausse) du mois dernier. Il n’avait plus été si bas depuis mai 2014, et il est inférieur à tout ce qu’estimaient les économistes sondés par Bloomberg.

La Banque du Canada laisse le taux à un jour à 2,25 %
La Fed laisse les taux à 3,50 %-3,75 %

Le rendement sur cinq ans augmente légèrement
Obligations du gouvernement du Canada – 5 ans
Les taux hypothécaires fixes restent stables pour le moment

En somme 

La Banque du Canada a démontré sa disposition à soutenir l’économie canadienne dans un contexte d’incertitude inédite pour le commerce international. En même temps, le Canada travaille fort pour trouver d’autres partenaires commerciaux. Même l’énorme marché chinois ne peut pas remplacer les États-Unis en termes de proximité et de rentabilité, compte tenu des coûts de transport élevés. La Chine a porté ses achats de pétrole canadien à des niveaux records, mais il n’y a aucun marché de la taille de celui des États-Unis pour remplacer les exportations d’acier et d’aluminium.

« L’emploi s’est affaibli durant la première moitié de 2025, les secteurs durement touchés par les droits de douane [américains] ayant réduit leur production et supprimé des emplois, a observé le gouverneur de la Banque du Canada Tiff Macklem. Au cours des derniers mois, le nombre global d’emplois a augmenté, sous l’effet des embauches dans le secteur des services, comme la santé, et le ralentissement de la croissance démographique réduit le nombre de nouvelles personnes qui entrent sur le marché du travail. »

Les tarifs douaniers américains ont considérablement nui aux exportations canadiennes. Les efforts consacrés à la diversification du commerce sont les bienvenus, mais il faut prévoir que la croissance des exportations sera modeste dans les deux années à venir.

« Cette restructuration – qui comprend une plus grande diversification des échanges et une meilleure intégration des marchés internes – favorisera une certaine relance de notre capacité de production, estime M. Macklem. Mais de tels changements prennent du temps. »

Comme l’indique le Rapport sur la politique monétaire (RPM), le plus grand risque pour les perspectives économiques est la révision prévue de l’ACEUM. La Banque souligne le fait que le Canada est actuellement soumis à un taux effectif de tarifs douaniers américains de 5,8 %, grâce aux exemptions prévues par le pacte commercial nord-américain. Elle prévient que si les négociations aboutissent à un résultat défavorable, les exportations canadiennes pourraient devenir moins concurrentielles.

« Devant une baisse de la demande, les exportateurs réduiraient leur production, leurs investissements et leurs embauches, lit-on dans le rapport. Ces effets se répercuteraient sur l’ensemble de l’économie, pesant sur des secteurs comme les services et plaçant le produit intérieur brut canadien sur une trajectoire plus basse.

« Les dépenses publiques en infrastructures devraient augmenter, en raison surtout des engagements pris dans les budgets provinciaux. De nouveaux transferts fédéraux de capitaux stimuleront aussi les investissements dans ce domaine. »

Dans ce contexte, les taux d’intérêt du marché ont augmenté fortement. Le rendement des obligations sur 5 ans semble de nouveau destiné à franchir le seuil de 3 %. Le rendement des obligations de 2 ans, à 2,67 %, dépasse nettement le taux à un jour, et le dollar canadien est en hausse. Les prêteurs ont récemment haussé les taux hypothécaires fixes, qui seront privilégiés par les emprunteurs s’ils s’attendent à ce que les taux augmentent.

La clé, pour les perspectives, est le maintien de l’ACEUM. Nous vivrons sans doute encore des mois d’incertitude avant de savoir quel sera le sort de l’accord commercial. Entre-temps, le premier ministre Carney continuera d’encourager des accords commerciaux avec des pays au-delà des États-Unis.

15 Jan

Les ventes de maisons existantes ont de nouveau baissé en décembre au Canada

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Publié par: Robert Perrier

Le marché canadien de l’habitation est en mode attente

 

 

Ventes résidentielles en baisse / Prix en baisse

 

L’activité immobilière a faibli en décembre, marquant la fin d’une année décevante

Selon les données de décembre publiées aujourd’hui par l’Association canadienne de l’immeuble (ACI), le marché a terminé 2025 avec des ventes et des prix en baisse, par suite d’une incertitude économique persistante.

En décembre, les ventes résidentielles enregistrées sur les systèmes MLS® canadiens ont diminué de 2,7 % d’un mois à l’autre. D’une année à l’autre, les transactions se sont élevées à 470 314 unités en 2025, soit une baisse de 1,9 % comparativement à 2024, malgré une série de réductions de taux d’intérêt de la Banque du Canada.

« La baisse des ventes résidentielles d’un mois à l’autre en décembre ne semble pas être liée à une raison particulière, a déclaré Shaun Cathcart, économiste principal de l’ACI. Elle est simplement le résultat d’un ralentissement simultané, mais apparemment fortuit, à Vancouver, Calgary, Edmonton et Montréal. Pour cette raison, il serait prudent que les observateurs du marché résistent à la tentation d’établir un lien direct entre les résultats de la fin de 2025 et ceux du début de 2026. On s’attend plutôt à ce que les ventes reprennent de plus belle à l’approche du printemps, et qu’elles suivent à nouveau la tendance à la hausse observée au printemps, à l’été et au début de l’automne de l’année dernière. »

 

 

Les ventes résidentielles chutent en décembre par rapport à l’année passée
Activité de ventes résidentielles
Canada

 

Nouvelles inscriptions

La nouvelle offre a baissé de 2 % d’un mois à l’autre en décembre, une quatrième baisse mensuelle consécutive. En raison de cette baisse et d’une diminution légèrement plus importante des ventes, le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions a légèrement diminué à 52,3 % en décembre, comparativement à 52,7 % en novembre. Ce pourcentage demeure près de la moyenne nationale à long terme de ce ratio, soit 54,9 %. On parle normalement d’un marché de l’habitation équilibré lorsque le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions se situe entre 45 et 65 %.

À la fin de décembre 2025, 133 495 propriétés étaient inscrites à la vente dans l’ensemble des systèmes MLS® au Canada, ce qui représente une hausse de 7,4 % par rapport à la même période l’année dernière, mais une baisse de 9,9 % par rapport à la moyenne à long terme pour cette période de l’année. L’offre est en baisse depuis mai 2025 en raison de la reprise de la demande en milieu d’année, ce qui signifie que les inscriptions actives pourraient à nouveau afficher une baisse d’une année à l’autre au moment où l’activité reprendra sur le marché ce printemps.

« Même si nous restons encore un peu dans la période calme de l’année, le marché printanier approche à grands pas, a déclaré Valérie Paquin, présidente de l’ACI. On s’attend à ce que la demande refoulée depuis quatre ans, ainsi que les taux d’intérêt qui sont actuellement aussi bas qu’ils peuvent l’être, soient favorables au marché. À moins que d’autres événements majeurs susceptibles de créer de l’incertitude se produisent, nous devrions connaître un marché plus actif cette année. »

On comptait 4,5 mois d’inventaire à l’échelle nationale à la fin de décembre 2025, ce qui représente une légère hausse par rapport aux 4,4 mois enregistrés depuis août. La moyenne à long terme de cette mesure de l’équilibre du marché est d’environ 5 mois. Sur la base d’un écart-type au-dessus et au -dessous de cette moyenne à long terme, un marché favorable aux vendeurs serait inférieur à 3,6 mois et un marché favorable aux acheteurs serait supérieur à 6,4 mois.

 

 

Les nouvelles inscriptions ont baissé en décembre
Nouvelles inscriptions résidentielles
Canada

Le ratio ventes-nouvelles inscriptions baisse légèrement
Équilibre du marché résidentiel
Canada

 

Prix des maisons

L’Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) composé national a enregistré une baisse de 0,3 % entre novembre et décembre 2025. Cette baisse est similaire à celle enregistrée en novembre et peut indiquer que certains vendeurs ont fait des concessions sur les prix afin de vendre leur propriété avant la fin de l’année. Les baisses de prix observées en décembre sont survenues surtout dans les marchés de la région du Grand Golden Horseshoe, en Ontario, qui a été durement touchée par les tarifs douaniers américains.

L’IPP MLS® composé national (non désaisonnalisé) a baissé de 4 % par rapport à décembre 2024. Les données détaillées montrent que les baisses d’une année à l’autre sont plus prononcées pour les condos et les maisons en rangée, et moins pour les maisons unifamiliales à un étage et à deux étages.

 

 

L’IPP a légèrement baissé en décembre
Prix de référence IPP MLS®
Prix global et composé

 

En somme

Les données d’aujourd’hui bouclent une année où les prix se sont érodés malgré la baisse des taux d’intérêt, la guerre commerciale avec le plus grand partenaire du Canada causant une hausse du chômage et une grande incertitude en matière d’emploi. Les tarifs douaniers américains s’appliquent à un volume limité de biens canadiens, et l’économie n’est pas tombée en récession, mais l’imprévisibilité de la politique commerciale du président Donald Trump a alimenté un sentiment d’insécurité économique.

Dans certaines régions, la baisse des prix a maintenant effacé une bonne part des gains réalisés par les propriétaires pendant la période de la COVID avec son marché surchauffé, de 2020 à 2022, quand les taux d’intérêt à un jour avaient atteint un creux record de 25 points de base. À l’époque, les taux d’intérêt au plus bas avaient permis une forte hausse des prix immobiliers, surtout dans les plus petites villes où les travailleurs à distance avaient afflué pour profiter d’un moindre coût de la vie.

Vancouver et Toronto restent de loin les grandes villes les plus dispendieuses. Le prix de référence dans le Grand Vancouver était de 1,14 million de dollars en décembre. Dans la région de Toronto, il était de 962 300 $ – environ 6 % de moins qu’un an plus tôt.

De nombreux marchés régionaux sont affaiblis, et des vendeurs choisissent maintenant d’attendre. Les nouvelles inscriptions ont baissé de 2 % sur un mois en décembre, une quatrième baisse mensuelle consécutive. Cependant, le nombre de propriétés sur le marché le mois dernier était encore plus élevé de 7,4 % que l’année précédente. C’est l’équivalent d’environ 4,5 mois d’inventaire.

Nous souscrivons à l’opinion qu’il y a une importante demande refoulée de la part d’acheteurs potentiels d’une première propriété. Ceux-ci voudront sans doute se décider un fois l’hiver passé. Par ailleurs, nous avons vu cette année un nombre record de refinancements et renouvellements hypothécaires, ce qui augmentera les mensualités et minera le pouvoir d’achat des ménages.

 

5 Déc

Les données de novembre sur l’emploi outrepassent les attentes

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Publié par: Robert Perrier

La forte croissance de l’emploi au Canada ramène le taux de chômage à 6,5 %

 

 

6,5 % / Taux de chômage canadien

 

Les résultats pour novembre de l’Enquête sur la population active outrepassent les attentes un troisième mois de suite.

L’économie canadienne a ajouté 53 600 emplois en novembre. C’est le troisième mois consécutif de gains étonnamment forts dans un contexte de tarifs douaniers américains et d’activité généralement ralentie.

L’emploi a connu une hausse impressionnante de 180 000 depuis septembre. Pour la création d’emplois, c’est la période de trois mois la plus forte depuis environ un an. L’augmentation a plus que compensé les emplois perdus à l’été.

 

 

Nouveau gain plus fort que prévu de l’emploi en novembre

 

Les jeunes profitent des gains

Les jeunes ont le plus bénéficié des derniers gains de l’emploi, qui sont fortement concentrés chez les 15 à 24 ans. Le taux de chômage des jeunes a ainsi baissé, à 12,8 % contre le sommet de 14,7 % d’il y a un an. Les conditions se sont donc améliorées pour les jeunes travailleurs, même s’il persiste généralement des turbulences cycliques.

L’augmentation de l’emploi du mois dernier doit beaucoup au travail à temps partiel et au secteur privé. Les secteurs des soins de santé et de l’assistance sociale ont gagné le plus d’emplois, soit 46 000.
Les emplois à temps partiel ont augmenté de 63 000 (1,6 %). Sur les trois derniers mois, l’emploi à temps partiel a augmenté de 2,7 % (103 000), soit davantage que la hausse de 0,5 % (78 000) de l’emploi à temps plein.

Le taux d’emploi poursuit sa tendance à la hausse en novembre

 

 

Le taux de chômage baisse, à 6,9 % en octobre

 

La plupart des travailleurs qui sont à temps partiel le sont par choix. Par exemple, ils fréquentent l’école ou ils fournissent des soins à des proches. Cependant, une importante minorité reste à temps partiel en raison de la faiblesse de la demande ou de l’incapacité à obtenir des heures complètes. En novembre, 17,9 % des travailleurs à temps partiel étaient dans la catégorie involontaire. Le pourcentage était à 17,6 % un an plus tôt. De 2017 à 2019, la moyenne du mois était de 19,3 % (données non désaisonnalisées).

En octobre, 19,8 % des personnes qui étaient sans emploi en septembre ont trouvé un emploi. Ce pourcentage est plus élevé qu’un an plus tôt (16,5 %), mais inférieur à la moyenne de 2017 à 2019 (24,6 %). La croissance de l’emploi en novembre a été propulsée par les emplois à temps partiel (+63 000; +1,6 %), qui depuis trois mois ont progressé plus rapidement (+2,7 %) que les emplois à temps plein (+0,5 %).

Les implications pour l’économie

Les observateurs prévoyaient une légère détérioration de l’emploi plutôt qu’une forte hausse. Les économistes sondés par Bloomberg s’attendaient à une baisse de 2500 emplois et une hausse du taux de chômage, à 7 %. La réalité a été une grande surprise positive.

Ces données éclatantes ont fait grimper le dollar canadien et les taux d’intérêt, réduisant la probabilité d’un nouvel assouplissement de la Banque du Canada. Les opérateurs en swaps à un jour ont révisé à la baisse leurs paris sur de nouvelles mesures d’assouplissement de la Banque. Au lieu, ils ont commencé à escompter des hausses du taux d’intérêt de la banque centrale au cours de l’année prochaine, prévoyant une progression d’un quart de point de pourcentage d’ici décembre 2026.

Les données de la semaine passée sur le produit intérieur brut ont aussi révélé que l’économie a progressé bien plus vite que ne le prévoyaient les économistes. Son taux de croissance annualisé atteignait 2,6 % au troisième trimestre. Toutefois, les détails sous-tendant le taux de croissance général confirment que l’économie montre des signes de faiblesse, les tarifs douaniers américains déstabilisant des secteurs stratégiques. La demande intérieure finale a régressé de 0,1 %, et la consommation des ménages, de 0,4 %, alors que les investissements des entreprises étaient stagnants. Ces détails renforcent la perception que les tarifs douaniers américains déstabilisent des secteurs stratégiques clés même si le taux de croissance global reste positif.

D’autres indicateurs du marché du travail continuent de signaler une pression salariale qui est constante, mais sans surchauffe. Le salaire horaire moyen avait gagné 3,6 % sur un an en novembre (une augmentation de 1,27 $, à 37,00 $). En octobre, l’augmentation était à 3,5 % (données non désaisonnalisées).

Les flux d’emplois et de main-d’œuvre semblent aussi être plus fermes qu’il y a un an, mais pas autant que pendant l’expansion de la fin des années 2010.

Les marchés financiers ont réagi rapidement à la combinaison d’une bonne situation de l’emploi et d’une croissance raffermie. Le dollar canadien s’est apprécié et les taux du marché ont grimpé. Les investisseurs en ont encore réduit leurs attentes de nouvelles mesures d’assouplissement de la Banque du Canada. Les prix des swaps au jour le jour tendent plutôt vers un resserrement graduel. Les marchés escomptent une hausse d’environ 25 points de base d’ici décembre 2026.

 

 

Le taux de chômage chute à 6,5 % en novembre
Le taux de chômage au Canada diminue pour s’établir à 6,5 %
Pourcentage, données désaisonnalisées
Nov. 2025 : 6,5% / Estimation : 7,0 %

 

L’évolution du chômage

Le taux de chômage avait baissé de 0,2 point de pourcentage en octobre, à 6,9 %, contre 7,1 % en octobre et en septembre – le taux le plus haut depuis mai 2016 (hormis pendant la période de pandémie). L’Enquête sur la population active de Statistique Canada indique un taux de chômage de 6,5 % le mois dernier, ce qui est le plus bas depuis juillet 2024. La chute par rapport aux 6,9 % d’octobre est le plus grand changement du taux de chômage depuis 2022.

La baisse du taux de chômage est en partie attribuable au fait que la population active du Canada a diminué de 25 700 au cours du mois. Le taux d’activité a baissé, à 65,1 %. Le gouvernement du premier ministre Mark Carney a maintenu les limites à l’immigration imposées par son prédécesseur après la pandémie. Il a ainsi limité la croissance démographique et affaibli l’offre de main-d’œuvre.

En somme

La Banque du Canada a rappelé que son mandat premier est la stabilité des prix, ce qui laisse effectivement à la politique budgétaire la tâche de réduire l’écart de production. Au début de l’année prochaine, il commencera sans doute à devenir évident que l’apport des grands projets d’immobilisations arrive trop lentement pour réellement compenser la faiblesse à court terme de l’activité. Si les mises à pied continuent au rythme actuel et si les États-Unis se retiraient de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique, un nouvel effort d’assouplissement monétaire paraîtrait d’autant plus pertinent.

Hormis ce scénario pessimiste, la voie la plus plausible est celle d’une normalisation lente et limitée de la politique. Le marché escompte actuellement une augmentation de 25 points de base du taux à un jour d’ici la fin de l’année prochaine.

 

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7 Nov

Le rapport sur l’emploi plus fort que prévu écarte la possibilité d’une réduction de taux de la Banque du Canada en décembre.

Non classifié(e)

Publié par: Robert Perrier

Fini l’espoir d’une réduction de taux de la Banque du Canada en décembre : L’emploi est bien plus fort que prévu en octobre

 

 

6,9 %
Taux de chômage
Rapport sur l’emploi au Canada plus fort que prévu

 

Les résultats de l’Enquête sur la population active d’octobre révèlent un gain net de 66 000 emplois, plus que prévu, dans la foulée de la hausse inattendue de septembre. L’augmentation cumulative enregistrée en septembre et en octobre (+127 000; +0,6 %) a contrebalancé la baisse cumulative observée en juillet et en août (-106 000; -0,5 %).

Plus étonnant encore, le taux de chômage a baissé, de 7,1 % en août et septembre à 6,9 % en octobre. La Banque du Canada avait déjà laissé entendre qu’à 2,25 %, le taux directeur était suffisamment bas pour stimuler la croissance et mater l’inflation.

Le taux d’emploi a grimpé à 60,8 % en octobre. Il est inchangé par rapport à un an plus tôt, restant inférieur au sommet récent de 61,1 % enregistré en janvier et en février 2025.

Le nombre de travailleurs a augmenté dans le commerce de gros et de détail (+41 000; +1,4 %), dans le transport et l’entreposage (+30 000; +2,8 %), dans l’information, la culture et les loisirs (+25 000; +3,0 %) et dans les services publics (+7600; +4,6 %). En revanche, l’emploi a diminué de 15 000 dans la construction (-0,9 %).

L’emploi a progressé en Ontario (+55 000; +0,7 %) et à Terre-Neuve-et-Labrador (+4400; +1,8 %), alors qu’il a reculé en Nouvelle-Écosse (-4400; -0,8 %) et au Manitoba (-4000; -0,5 %).

En octobre, le salaire horaire moyen des employés a augmenté de 3,5 % (+1,27 $ pour atteindre 37,06 $) par rapport à un an plus tôt, après avoir progressé de 3,3 % en septembre (données non désaisonnalisées).

L’augmentation de l’emploi observée en octobre est attribuable au travail à temps partiel (+85 000; +2,3 %). Elle fait suite à la hausse enregistrée dans le travail à temps plein en septembre (+106 000; +0,6 %). Par rapport à un an plus tôt, l’emploi était en hausse tant dans le travail à temps plein (+199 000; +1,2 %) que dans le travail à temps partiel (+101 000; +2,7 %).

L’emploi dans le secteur privé a progressé de 73 000 (+0,5 %) en octobre, en hausse pour la première fois depuis juin. Le nombre d’employés du secteur public et le nombre de travailleurs autonomes ont peu varié en octobre.

Malgré la hausse de l’emploi observée en octobre, le total des heures travaillées a reculé légèrement (-0,2 %) au cours du mois, étant donné qu’un nombre élevé d’employés ont perdu des heures de travail en raison de conflits de travail survenus pendant la semaine de référence de l’Enquête sur la population active (du 12 au 18 octobre).

Environ 87 000 employés dans l’ensemble des provinces ont perdu des heures de travail en raison de conflits de travail au cours de cette période (données non désaisonnalisées). Cette situation était particulièrement marquée en Alberta, où une grève des enseignants, suivie d’un lock-out, a entraîné la fermeture de la plupart des écoles primaires et secondaires dans la province.

Par rapport à un an plus tôt, le total des heures travaillées était en hausse de 0,7 % en octobre.

 

 

Nouveau gain plus fort que prévu de l’emploi en octobre

 

Même avec les plus récentes données sur l’emploi, l’économie canadienne reste vulnérable à l’attitude déroutante des États-Unis envers l’ACEUM. La renégociation de l’accord est programmée d’ici juillet 2026. Cependant, le gouverneur Tiff Macklem a affirmé qu’une stimulation budgétaire serait plus efficace qu’une stimulation monétaire face à la faiblesse découlant des tarifs douaniers. Au vu des annonces du budget fédéral de 2025 présenté cette semaine, il faudra beaucoup de temps pour que la stimulation budgétaire se répercute sur l’économie.

Le taux de chômage a reculé de 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 6,9 % en octobre. Avant cette baisse, le taux de chômage avait atteint 7,1 % en août et en septembre, ce qui représentait son plus haut niveau depuis mai 2016 (à l’exception des années 2020 et 2021, pendant la pandémie de COVID-19).

Parmi les personnes qui étaient au chômage en septembre, près de 1 personne sur 5 (19,8 %) avait trouvé un emploi en octobre. Cette proportion (appelée le taux d’obtention d’un emploi) était en hausse par rapport à 12 mois plus tôt (16,5 %), mais elle était inférieure à la moyenne enregistrée pour les mêmes mois de 2017 à 2019 (24,6 %) (données non désaisonnalisées).

 

 

Le taux de chômage baisse, à 6,9 % en octobre

 

En somme

La Banque du Canada a indiqué clairement qu’elle portera surtout attention à l’inflation, comptant que la politique budgétaire s’attaquera à l’écart de production. D’ici le début de l’année prochaine, la Banque du Canada constatera que la stimulation budgétaire au moyen de grands projets d’immobilisations est tout simplement trop lente. Je prévois que la Banque du Canada réduira le taux directeur à 2 % au début de 2026.

 

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Dre Sherry Cooper
Économiste en chef, Centres Hypothécaires Dominion

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29 Oct

La Banque du Canada réduit le taux à un jour de 25 pb, à 2,25 %

Non classifié(e)

Publié par: Robert Perrier

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Baisse du taux à un jour
de la Banque du Canada
2,25 %
Réduction de 25 points de base

 

La Banque du Canada réduit le taux directeur à 2,25 %

 

Aujourd’hui, la Banque du Canada a réduit le taux directeur de 25 pb, à 2,25 %, comme on s’y attendait généralement. C’est le minimum de la plage que la Banque considère comme un taux neutre, où la politique monétaire n’induit ni expansion ni contraction. L’économie progressera d’environ 0,5 % au T3, faisant que la Banque réduira de nouveau le taux dans son ultime décision de l’année, le 10 décembre. Ce sera la fin de l’assouplissement, mais les taux resteront relativement faibles jusqu’à ce l’incertitude s’allège au sujet du commerce international.

Selon toute attente, la Réserve fédérale américaine réduira aussi ses taux de 25 pb cet après-midi.

Le Rapport sur la politique monétaire d’aujourd’hui prévoit que l’importante baisse de la croissance des exportations pourrait persister. Les mises à pied dans les secteurs tributaires du commerce international ont déjà ralenti considérablement, surtout en Ontario et au Québec, et dans certaines entreprises de bois d’œuvre de plusieurs provinces. « Puisque la politique commerciale des États-Unis demeure imprévisible et que l’incertitude reste plus élevée que la normale, cette projection est soumise à un éventail de risques plus large que d’habitude, reconnaît la banque centrale.

« Aux États-Unis, l’activité économique a été vigoureuse, soutenue par l’essor des investissements dans l’intelligence artificielle. En même temps, la croissance de l’emploi a ralenti, et les droits de douane ont commencé à faire monter les prix à la consommation. Dans la zone euro, la croissance est en décélération étant donné la diminution des exportations et le ralentissement de la demande intérieure. En Chine, la baisse des exportations vers les États-Unis a été compensée par une hausse des exportations vers d’autres pays, mais les investissements des entreprises se sont affaiblis. Les conditions financières mondiales se sont encore assouplies depuis juillet, et les prix du pétrole sont demeurés assez stables. Le dollar canadien s’est légèrement déprécié par rapport au dollar américain.

« L’économie canadienne s’est contractée de 1,6 % au deuxième trimestre, sous l’effet d’une chute des exportations et de la faiblesse des investissements des entreprises dans un contexte d’incertitude accrue. Pendant ce temps, les dépenses des ménages ont progressé à un bon rythme. Les mesures commerciales américaines et l’incertitude qui les entoure ont de profonds effets sur les secteurs visés, dont ceux de l’automobile, de l’acier, de l’aluminium et du bois d’œuvre. En conséquence, la croissance du PIB devrait être faible dans la deuxième moitié de l’année. Elle sera quelque peu soutenue par une hausse des dépenses de consommation et des dépenses publiques ainsi que par l’investissement résidentiel. Elle devrait ensuite se raffermir progressivement à mesure que les exportations et les investissements des entreprises commenceront à se redresser. »

Le marché du travail du Canada reste faible. Le nombre d’emplois vacants a fortement baissé, après que la croissance de l’emploi s’est améliorée en septembre. Les pertes d’emplois continuent de s’accumuler dans les secteurs sensibles au commerce, et l’embauche a été faible dans l’ensemble de l’économie. Le taux de chômage reste à 7,1 %, bien au-dessus du taux américain de 4,3 %. La croissance démographique plus lente signifie qu’un moins grand nombre de nouveaux emplois est nécessaire et que la pression inflationniste baisse. Au prorata de la population, l’économie du Canada est déjà en récession.

 

 

Le taux directeur de la Banque du Canada a baissé, à 2,25 %
La Réserve fédérale américaine réduira ses taux de 25 pb, à 3,75 %–4,00 %.

 

La Banque prévoit que le PIB progressera de 1,2 % en 2025, de 1,1 % en 2026 et de 1,6 % en 2027. Sur une base trimestrielle, la croissance devrait se raffermir en 2026, après avoir été faible dans la deuxième moitié de 2025. Les capacités excédentaires dans l’économie devraient persister et se résorber graduellement.

« L’inflation mesurée par l’IPC en septembre a été légèrement supérieure à ce qu’avait anticipé la Banque, se chiffrant à 2,4 %. Abstraction faite des taxes, elle s’est établie à 2,9 %. Les mesures de l’inflation fondamentale privilégiées par la Banque se sont maintenues autour de 3 %. L’analyse d’un plus large éventail d’indicateurs, incluant d’autres mesures de l’inflation fondamentale et la distribution des variations de prix parmi les composantes de l’IPC, indique que l’inflation sous-jacente continue d’avoisiner 2,5 %. La Banque s’attend à ce que les pressions inflationnistes s’atténuent dans les mois à venir, et à ce que l’inflation mesurée par l’IPC reste près de 2 % au cours de la période de projection.

« Pourvu que l’inflation et l’activité économique évoluent de manière généralement conforme à la projection d’octobre, le Conseil de direction considère que le taux actuel est essentiellement au niveau approprié pour garder l’inflation proche de 2 % tout en aidant l’économie à traverser cette période d’ajustement structurel. Si les perspectives changent, nous sommes prêts à réagir. Le Conseil de direction va évaluer attentivement les nouvelles données par rapport aux prévisions de la Banque. »

En somme

La Banque du Canada a démontré sa disposition à soutenir l’économie canadienne dans un contexte d’incertitude inédite pour le commerce international. Le Canada travaille fort pour diversifier ses exportations, mais même la Chine ne peut pas remplacer les États-Unis en termes de proximité et de rentabilité, compte tenu des énormes coûts de transport. La Chine a certes porté ses achats pétroliers à des niveaux records, mais l’accroissement des volumes de pétrole vers l’est exigerait de nouveaux pipelines jusqu’en Colombie-Britannique. Il n’y a aucun marché de la taille de celui des États-Unis pour remplacer les exportations d’acier et d’aluminium. Les États-Unis eux-mêmes souffriront de répercussions du recul par rapport à l’Accord commercial États-Unis–Canada–Mexique (ACEUM). Une renégociation de cet accord surviendra sans doute d’ici la fin de l’année prochaine. Pour le moment, les États-Unis indiquent leur volonté de laisser tomber l’accord. Nous pouvons seulement espérer qu’ils reviendront à la raison.

L’industrie automobile illustre bien la problématique. Rapatrier aux États-Unis la production d’autos importées exigerait une augmentation de capacité de 75 % et la construction de nouvelles usines pour 50 milliards de dollars. Il faudrait des années, et la rentabilité des fabricants automobiles américains serait fortement réduite.

Le Canada est le premier fournisseur d’acier et d’aluminium aux États-Unis, et profite de coûts concurrentiels pour l’hydroélectricité. Il faudrait du temps pour que les États-Unis créent la capacité voulue pour remplacer l’aluminium importé du Québec.

Le Canada est le premier partenaire commercial de 32 États américains. Plusieurs d’entre eux pressent Washington de cesser de dénigrer l’ACEUM.

Il faudra du temps aussi au Canada pour s’ajuster à cette nouvelle réalité. Nous en concluons qu’une nouvelle réduction du taux directeur est probable lors de la prochaine décision, le 10 décembre.

 

 

Dates de décisions en 2025
29 janvier ––> 3,0 %
12 mars ––> 2,75 %
16 avril
4 juin
30 juillet ––> 2,75 %
17 septembre ––––> 2,5 %
29 octobre ––––> 2,25 %
10 décembre ––––> 2,0 %?
Le taux à un jour en voie de baisser à 2,0 % d’ici la fin de l’année.

 

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16 Oct

Les ventes résidentielles nationales fléchissent en septembre après cinq mois de hausse

Non classifié(e)

Publié par: Robert Perrier

Les ventes résidentielles au Canada enregistrent le meilleur mois de septembre depuis quatre ans

 

 

Marché canadien de l’habitation / Septembre 2025

 

Les données sur le marché de l’habitation en septembre publiées aujourd’hui par l’Association canadienne de l’immeuble (ACI) révèlent un ralentissement. En septembre 2025, les ventes résidentielles enregistrées sur les systèmes MLS® canadiens ont baissé de 1,7 % d’un mois à l’autre. Ce n’en est pas moins le meilleur mois de septembre pour les ventes depuis 2021.

La légère baisse mensuelle est le résultat d’une diminution des ventes dans le Grand Vancouver, à Calgary, à Edmonton, à Ottawa et à Montréal, qui a plus que compensé les gains enregistrés dans la région du Grand Toronto et à Winnipeg.

« Si la tendance à la hausse des ventes amorcée en début d’année a ralenti en septembre, l’activité a tout de même atteint son niveau le plus élevé pour ce mois depuis 2021, et il en a été de même en juillet et en août, a déclaré Shaun Cathcart, économiste principal de l’ACI. Avec trois ans de demande refoulée toujours présente et des taux d’intérêt enfin plus normaux, les prévisions continuent de miser sur un nouvel élan des ventes résidentielles au cours du dernier trimestre de l’année et jusqu’en 2026. »

 

 

Les ventes mensuelles ont baissé légèrement en septembre
Activité de ventes résidentielles

 

Nouvelles inscriptions

L’offre a baissé de 0,8 % d’un mois à l’autre en septembre. Combiné à une baisse légèrement plus importante des ventes, le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions a légèrement diminué, passant de 51,2 % en août à 50,7 %. La moyenne à long terme de ce ratio est de 54,9 %. On parle normalement d’un marché de l’habitation équilibré lorsque le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions se situe entre 45 et 65 %.

À la fin de septembre 2025, 199 772 propriétés étaient inscrites à la vente dans l’ensemble des systèmes MLS® au Canada, ce qui représente une hausse de 7,5 % par rapport à la même période l’année dernière et un résultat très près de la moyenne à long terme pour cette période de l’année.

« Bien qu’il y ait plus d’acheteurs sur le marché aujourd’hui qu’à n’importe quel autre moment au cours des quatre dernières années, les ventes sont toujours inférieures à la moyenne, et bien en deçà de ce que la tendance à long terme suggère, a déclaré Valérie Paquin, présidente de l’ACI. C’est pourquoi nous nous attendons à ce que la situation continue à s’améliorer. »

On comptait 4,4 mois d’inventaire à l’échelle nationale à la fin de septembre 2025, ce qui est inchangé par rapport à juillet et août et le plus bas niveau enregistré depuis janvier. La moyenne à long terme de cette mesure de l’équilibre du marché est d’environ cinq mois. Sur la base d’un écart-type au-dessus et au-dessous de cette moyenne à long terme, un marché favorable aux vendeurs serait inférieur à 3,6 mois et un marché favorable aux acheteurs serait supérieur à 6,4 mois.

 

 

Les nouvelles inscriptions ont augmenté de 2,6 % en août
Nouveaux mandats résidentiels
Le ratio ventes/nouvelles inscriptions a baissé en septembre
Équilibre du marché résidentiel

 

Prix des maisons

L’Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) composé national est encore demeuré relativement inchangé (-0,1 %) entre août et septembre 2025. Après les baisses enregistrées au cours du premier trimestre de l’année, le prix de référence national est plutôt stable depuis avril.

L’IPP MLS® composé national (non désaisonnalisé) a baissé de 3,4 % par rapport à septembre 2024. Compte tenu de l’ampleur de la baisse des prix au début de l’automne 2024, il est prévu que les baisses d’une année à l’autre ralentissent durant le quatrième trimestre.

 

 

L’IPP est en baisse de 0,1 % sur un mois, et les prix, de 0,7 % sur un an
Prix de référence IPP MLS®
Total composé

 

En somme

Les acheteurs réagissent à l’amélioration des facteurs fondamentaux sur le marché canadien de l’habitation. L’offre a augmenté, les nouvelles inscriptions ayant été en forte hausse jusqu’en mai. De plus, le prix de référence national est en moyenne 3,5 % plus bas qu’un an plus tôt. La baisse était plus modeste qu’en août.

Il y a presque unanimité à prévoir que la Réserve fédérale américaine réduira de nouveau le taux directeur de 25 points de base lors de sa prochaine réunion, le 29 octobre.

Il reste à voir quelle sera la prochaine décision de la Banque du Canada, également le 29 octobre. Le dernier rapport sur le marché du travail pourrait dissuader la Banque d’assouplir sa politique, puisqu’il était plus fort que prévu, mais il y aura encore un rapport sur l’IPC le 21 octobre.

Comme la Banque du Canada a réduit son taux directeur à la mi-septembre et qu’une nouvelle réduction de 25 points de base est attendue d’ici janvier, voire plus tôt, l’ACI prévoit que les ventes grimperont de 7,7 % en 2026.

« Les taux d’intérêt étaient toujours le facteur qui raviverait l’activité, a dit Shaun Cathcart en entrevue. La relance tant attendue a été retardée et amortie par l’incertitude liée au commerce international, mais la Banque du Canada est sur le point de sortir de la plage neutre pour passer en mode stimulation. »

 

 

 

Dre Sherry Cooper
Économiste en chef, Centres Hypothécaires Dominion

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17 Sep

La Banque du Canada réduit le taux directeur de 25 points de base, à 2,5 %

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Publié par: Robert Perrier

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Ajustement du taux directeur / 2,5 %

 

La Banque du Canada réduit le taux directeur à 2,5 %

 

Aujourd’hui, la Banque du Canada a réduit le taux directeur de 25 pb, à 2,5 %, comme on s’y attendait généralement. Le rapport d’hier sur l’inflation était meilleur que prévu, et la Banque croit que l’inflation sous-jacente était de 2,5 % sur un an.

Pendant la récente période de bouleversements tarifaires, le Conseil de direction a surveillé étroitement les risques et les incertitudes pour l’économie canadienne. Trois développements ont amené la Banque à réduire le taux directeur. Le marché du travail canadien s’est encore assoupli. La pression haussière sur l’inflation sous-jacente a baissé. Les risques à la hausse de l’inflation future ont diminué après la suppression de la plupart des droits de douane de rétorsion.

Il reste un degré considérable d’incertitude. Cependant, étant donné que l’économie s’est affaiblie et que les risques à la hausse entourant l’inflation ont diminué, le Conseil de direction a jugé qu’une réduction du taux directeur était appropriée pour mieux équilibrer les risques dans l’avenir.

« La Banque va continuer d’évaluer les risques, de faire porter ses analyses sur un horizon plus court que d’ordinaire et d’être prête à réagir à de nouveaux renseignements. »

 

 

Le taux directeur de la Banque du Canada est ramené à 2,5 %

 

Le communiqué d’aujourd’hui note que l’économie mondiale a ralenti par suite des différends commerciaux. Aux États-Unis, les investissements des entreprises ont été solides, alimentés surtout par les dépenses consacrées à l’intelligence artificielle. Cependant, les consommateurs se font prudents, et la croissance de l’emploi a ralenti. Il est presque certain que la Réserve fédérale américaine abaissera son taux directeur cet après-midi.

« Dans la zone euro, la croissance s’est modérée, avec les droits de douane américains qui nuisent au commerce. En Chine, l’économie est restée stable dans la première moitié de l’année, mais la croissance semble s’affaiblir à mesure que les investissements diminuent. Les prix mondiaux du pétrole sont près des niveaux postulés dans le Rapport sur la politique monétaire [RPM] de juillet. Les conditions financières se sont encore assouplies, les prix des actions ayant augmenté et les rendements obligataires, diminué. Le taux de change Canada–États-Unis est demeuré stable. »

L’économie canadienne s’est contractée au deuxième trimestre, affichant une progression de -1,6 %. Les exportations ont chuté de 27 % au T2 après avoir connu une forte hausse au T1 en anticipation des droits de douane. Les investissements des entreprises ont aussi baissé au T2. « Dans les mois à venir, la faiblesse à la fois de la croissance démographique et du marché du travail viendra vraisemblablement freiner les dépenses des ménages. »

L’emploi a diminué ces deux derniers mois. « Les pertes se sont surtout concentrées dans les secteurs sensibles au commerce et la croissance de l’emploi a ralenti dans le reste de l’économie, reflétant de faibles intentions d’embauche. Le taux de chômage a augmenté depuis mars, atteignant 7,1 % en août, et la croissance des salaires a continué de se modérer. »

En somme

La Banque du Canada reste très discrète quant à de futures réductions de taux d’intérêt. Cependant, au vu de la trajectoire actuelle, nous prévoyons une nouvelle baisse cet automne. La Banque tiendra sa prochaine réunion le 29 octobre, et la suivante, le 10 décembre. Nous prévoyons au moins une réduction de taux de plus cette année, avec un taux directeur de 2,0 ou 2,25 % à la fin de l’année. Voilà qui devrait aider à stimuler les dépenses sensibles au taux d’intérêt, en particulier dans l’habitation où la demande refoulée est considérable.

La Banque fera preuve de prudence, mais elle aura de la marge si la Fed réduit encore les taux cette année. Certains ont exprimé des réserves quant à l’assouplissement de la Banque alors que l’inflation fondamentale est à 3 %, mais d’autres mesures indiquent que l’inflation sous-jacente est d’environ 2,5 %. Le ralentissement de l’économie et du marché du travail laisse augurer une réduction de taux supplémentaire.

Les opérateurs en swaps à un jour continuent d’escompter une nouvelle réduction de taux de la banque centrale dans le présent cycle, avec une probabilité d’environ 50 % que ce soit dès octobre.

Les communications de la banque centrale indiquent que si elle a recommencé à assouplir la politique monétaire pour soutenir l’économie, elle reste soucieuse de ne pas baisser les taux d’intérêt trop rapidement, compte tenu des risques d’inflation causés par la montée mondiale du protectionnisme et des tarifs douaniers.

 

 

Dates de décisions en 2025
29 janvier ––> 3,0 %
12 mars ––> 2,75 %
16 avril
4 juin
30 juillet ––> 2,75 %
17 septembre ––––> 2,5 %
29 octobre / 10 décembre ––––> 2,25 % – 2,0 %

Le taux à un jour en voie de baisser à 2,0 ou 2,25 % d’ici la fin de l’année. Ce sera plus que le taux de 1,75 % d’avant la COVID.

 

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« La Banque du Canada réduit le taux directeur de 25 points de base, à 2,5 % » depuis @DLCCanadaInc Économiste en chef @DrSherryCooper
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Dre Sherry Cooper
Économiste en chef, Centres Hypothécaires Dominion

drsherrycooper@dominionlending.ca

 

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